Géométrie Analytique - Rappels de collège
Table des matières
1.1 Définition
1.2 Propriétés
1.3 Colinéarité, orthogonalité
2 Les droites
3 Propriétés euclidiennes
Introduction
Le but est, ici, d’étudier certaines propriétés de géométrie ”pure” à l’aide du
calcul.
On munit pour cela le plan d’un repère orthonormé
.
Autrement dit on choisit un point O appelé origine de
et deux vecteurs
et
orthonormés, c’est-à-dire vérifiant :
et (
,
) =
.
Un point M quelconque du plan est alors repéré par ces deux coordonnées x et
y définies par :
= x.
+ y.
; on note alors M(x,y).
1.1 Définition
Définition 1 Etant donnés deux points A et B de coordonnées respectives
(x; y) et (x′; y′), on appelle vecteur, l’objet noté
(ou B - A) défini par :

La notation B - A, non introduite dans les lycées montre bien que pour calculer les coordonnées d’un vecteur, on soustraie celles du deuxième point avec le premier.
1.2 Propriétés
DEMONSTRATION :
Soit
(x,y),
(x′,y′) et k un réel. Alors :
En d’autres termes, pour additionner deux vecteurs on additionne leur coordonnés et pour multiplier un vecteur par un réel k, on multiplie ces coordonnées par k.
Deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont les mêmes coordonnées.
1.3 Colinéarité, orthogonalité
Définition 2 Deux vecteurs
et
sont dits colinéaires s’il existe un réel
k tel que
= k
.
Autrement dit leurs coordonnées sont proportionnelles.
Proposition 2
(x,y) et
(x′,y′) sont colinéaires si et seulement si

Notation : le réel xy′- x′y est noté
et est appelé déterminant de ces
deux vecteurs.
Le fait que deux vecteurs soient colinéaires se traduit par le fait que les droites
qu’ils dirigent sont parallèles.
Avec les notations précédentes :
Proposition 3
et
sont orthogonaux si et seulement si

Attention à ne pas confondre les formules des propositions 1 et 2 !
Le nombre xx′ + yy′ sera appelé plus tard produit scalaire de ces vecteurs.
On rappelle qu’une droite du plan est parfaitement définie par la donnée de
deux points distincts A et B dont les coordonnées seront notées
et
.
Soit M(x; y) un point quelconque de la droite (AB).
Equation réduite
Nous supposons ici
différent de
(la droite n’est pas ”verticale”).
Le point M appartient à (AB) si et seulement si les vecteurs
et
sont
colinéaires.
Traduisons cette équivalence grâce à la proposition 1 ci-dessus :

Après développement de cette dernière égalité, on obtient :

appelée équation réduite de la droite (AB).
Cette équation est donc de la forme p = ax + b ; le nombre a est appelé
coefficient directeur (ou pente) de la droite ; b est l’ordonnée à l’origine.
Si a > 0, la droite est ”croissante” ; elle est ”décroissante” si a < 0.
Proposition 4 Les droites D : y = ax+b et D′ :y = a′x+b′ sont orthogonales si et seulement si aa′ = -1.
Par exemple, les droites y = 2x et y = -
x + 2 sont orthogonales.
Etant donnée la droite D d’équation y = ax + b, un vecteur orthogonal à D est
(a,-1).
Avec les même notations :
Proposition 5 Les droites D et D′ sont parallèles si et seulement si a = a′.
Evident : deux droites sont parallèles si elles ont la même pente !
Un vecteur directeur de D, c’est-à-dire un vecteur de même direction que D est (1,a).
Equation cartésienne
Nous avons vu ci-dessus que toutes les droites ne peuvent pas s’écrire sous la forme y = ax + b (les droites ”verticales”) ; nous allons donner ici une équation qui englobe toutes les droites du plan.
En reprenant l’égalité (*) ci-dessus, on voit que :

Cette égalité est de la forme ax + by + c = 0 appelée équation cartésienne de
D et ne fait pas intervenir le fait que
soit différent de
.
Soient D et D′ les droites d’équations respectives ax + by + c = 0 et
a′x + b′ + c′ = 0.
En faisant une étude similaire à b), on obtient :
- D est orthogonale à D′ si et seulement si aa′ + bb′ = 0.
- D est parallèle à D′ si et seulement si ab′ + ba′ = 0.
- Un vecteur directeur de D est (-b; a).
- Un vecteur orthogonal à D est (a; b).
Toujours dans un repère orthonormé, soient
,
et
=
.
Si
a pour coordonnées (x,y), nous savons déjà que
et
.
La norme du vecteur
, c’est-à-dire sa longueur est donnée par :

On en déduit donc : AB =
, formule déjà rencontrée.
Le point I milieu du segment [AB] a pour coordonnées
.
Enfin, si
est un autre point, le centre de gravité du triangle ABC a
pour coordonnées
; formule découlant de l’égalité
+
+
=
.
Remarquer la similitude entre les formules du milieu et du centre de gravité ; celle ci sera éclairée en classe de première lors de l’étude des barycentres.
Auteur(s) du document : Stéphane Vento
>

=
=
+

=
+
= (

+
(
= (
=
et
